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Actualités communisme: « Armageddon Time », le temps perdu de l’enfance

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James Gray revisite son enfance avec cette chronique familiale nostalgique, dans le New York des années 80.

Après avoir exploré la jungle (« The Lost City of Z ») et le cosmos (« Ad Astra »), James Gray rentre chez lui à New York et son sujet de prédilection, la famille, avec « Armageddon Time » (à paraître le 9 novembre ), film sélectionné en compétition au Festival de Cannes et présenté au Festival du Cinéma Américain de Deauville. Le cinéaste (« Little Odessa », « La nuit nous appartient », « Two Lovers », « The Yards », « The Immigrant ») revendique une histoire « très personnelle », celle du passage à l’âge adulte d’un homme encore très jeune , Paul (joué par Banks Repata).

Étudiant rêveur, doué pour le dessin, artiste en devenir, Paul vit dans le Queens, avec un frère aîné sage, une mère forcément protectrice (Anne Hathaway) et un père qui sait donner des coups (Jeremy Strong), descendants d’immigrés juifs ; pour une partie de la famille, originaire d’Ukraine, l’Amérique était évidemment « le pays des rêves. Et puis il y a son grand-père adoré, incarné par un attendrissant Anthony Hopkins, un patriarche sage et chaleureux, qui apporte complicité, soutien et amour inconditionnel à son petit-fils.

James Gray revisite son enfance, fait un retour sur son passé, ses souvenirs, reconstitue les grands repas de famille, avec une « impression de temps perdu », la nostalgie d’un temps passé, les années 1980. Les années Reagan, le début de la fin de la guerre froide, même si le futur président brandissait la menace d’une fin nucléaire du monde et promettait un futur Armageddon. C’est aussi le moment de la sortie de l’enfance pour Paul et son ami Johnny (Jaylin Webb), un gamin noir, avec qui il partage une passion pour l’espace, les maquettes, les vignettes Apollo, et commence tout juste leurs 400 coups.

L’illusion d’une société sans classes

Une cigarette interdite, fumée dans les toilettes du collège, déclenche une fureur familiale ; Les parents de Paul décident de le retirer du collège public et de l’inscrire dans une école privée, avec uniformes et mallettes, financée par la famille Trump. C’était la fin du monde pour le jeune garçon, qui était séparé de son ami Johnny, qui vivait avec sa grand-mère et se retrouvait sans abri. Le petit garçon blanc, qui découvre le racisme et la difficulté de s’y opposer, aura une seconde chance, qui ne sera pas accordée à son ami. Ignorant leurs privilèges, les parents de Paul veulent juste une vie meilleure pour leurs enfants. Vivant dans l’illusion d’une société sans classes, sans races, sans inégalités, ils visitent en famille les beaux quartiers, rêvant d’habiter une de ces belles maisons.

Brisant l’inatteignable rêve américain, James Gray considère cette chronique familiale comme son « film le plus lucide », tourné avec quatre mots scotchés à la caméra : « Love. Chaleur. Humour. Perte ».

Patrick TARDIT

« Armageddon Time », un film de James Gray, avec Anthony Hopkins, Anne Hathaway, Banks Repata et Jaylin Webb (sortie le 9 novembre).

Le jeune garçon reçoit le soutien et l'amour inconditionnel de son cher grand-père, incarné par un attendrissant Anthony Hopkins, en patriarche sage et chaleureux.
Le jeune garçon reçoit le soutien et l’amour inconditionnel de son cher grand-père, incarné par un attendrissant Anthony Hopkins, en patriarche sage et chaleureux.

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